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Chapitre 1 - PROPOSITION SE SUBSTITUANT AU PROJET C 6     - Présentation du COMITE de DEFENSE     - Projet autoroutier C 6     - Solution préconisée par le COMITE       Chapitre 2 - COROLLAIRE A LA REALISATION DU PROJET C 6 EN SURFACE     - Prestations annexes     - Travaux supplémentaires à réaliser     - Répercussion sur l'environnement humain       Chapitre 3 - POINTS POSITIFS POUR UN AMENAGEMENT EN SOUTERRAIN     - Avantages d'un aménagement en tunnels     - Revendications du COMITE de DEFENSE
Association intercommunale, le COMITE DE DEFENSE POUR la SUPPRESSION DU PROJET C 6 a pour but d'aboutir à l'exclusion de cette voie autoroutière préservant ainsi le cadre de vie des habitants, futurs riverains du projet, sauvegardant le patrimoine maraîcher et agricole, tout en protégeant les sites historiques et zones classées dans l'environnement rural, sans pour autant rester insensible aux problèmes que cause la circulation sur la R.N. 20.
Depuis juillet 1980, date de création du COMITE de DEFENSE les recherches se sont articulées sur trois mesures principales et essentielles qui sont, de l'avis du COMITE :
- 1- la valorisation des infrastructures existantes   valorisons d'abord ce qui existe avant de tomber dans des excès de programmes autoroutiers très coûteux et destructeurs.     - 2- le développement des transports collectifs   les encombrements ne découlent pas de l'infrastructure routière mais de la carence en moyens de transports collectifs.     - 3- la répartition du trafic routier   la structuration du réseau existant doit aboutir à une hiérarchisation selon un cheminement s'appliquant a mieux aménager l'espace public routier.
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Ce projet de déviation de la R.N. 20 publié au Plan Directeur d'Urbanisme Intercommunal n° 57 du 30 juin 1971 n'offre aucune garantie pour la protection du cadre de vie des Franciliens en déplaçant les nuisances, à titre permanent, dans les zones de plus en plus urbanisées.
En effet ce projet fractionne les communes. Il porte atteinte à la cohérence du tissu urbain et porte préjudice au développement économique et à la cohésion sociale. Dans ces conditions le caractère rural et patrimonial sera fortement menacé ( loi paysage 1993).
Le trafic dévié se déversera de nouveau en amont et en aval de la R.N. 20, créant ainsi une situation d'engorgement ne résolvant aucunement les problèmes de circulation sur cette nationale, ni ceux de l'accès à la capitale. Ce dispositif s'inscrit en contradiction avec la nouvelle politique générale visant à diminuer le trafic vers PARIS et à développer les transports en commun (LOTI 1982) conformément aux dispositions de la loi sur l'air de 1996 et aux objectifs du Plan de Déplacement Urbain (2000).
Cette autoroute a 2 x 3 voies à terme, en divisant des terres agricoles suffisamment vastes et cohérentes, notamment dans sa partie sud, déstabilisera l'agriculture dont la pérennité ne sera plus assurée (loi environnement 1995). Elle interdira également la circulation et le maintien de la faune existante.
Les excavations nécessaires aux travaux de C 6, entraîneront le détournement des sources et nappes souterraines causant l'assèchement des sols et des inondations. Phénomènes néfastes à la stabilité des habitations et des édifices architecturaux.
A la demande de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile de France , des protections devront être apportées, voire des modifications de tracé, lors de la traversée des sites historiques et archéologiques tels que la fontaine souterraine du 17ème siècle, le cimetière des Bourguignons, les souterrains du château féodal de MONTLHERY, la voie romaine etc...
Enfin la réalisation de ce projet accentuera la dégradation et la pollution de la vallée de l'Orge, zone classée, remettant en cause les investissements réalisés par le Syndicat Intercommunal de la Vallée de l'Orge Aval, subventionnés par l'Agence de l'Eau Seine Normandie, le conseil général et le conseil régional, pour agrémenter et préserver cette zone sensible.
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Au lieu de décongestionner le trafic, les nouvelles voies autoroutières encouragent une circulation automobile plus importante jusqu'à saturation, sans pouvoir faire face à l'augmentation progressive des véhicules, d'environ 6% l'an.
Pour réduire la gène des riverains de la R.N. 20 au nord de la Francilienne (N 104) et supprimer la fracture territoriale et physique dans cette zone d'agglomérations denses, un aménagement en souterrain pour le trafic de transit, sous cette nationale, permettrait une requalification de cette voie en surface, en boulevard structuré de qualité paysagère.
Cette solution proposée par notre COMITE dès 1980 et enfin reprise par la Direction Départementale de l'Equipement en mars 1993, a permis d'aboutir à l'étude d'un double tunnel 2 x 2 voies avec, pour la sécurité des usagers, un sens unique de circulation dans chaque tunnel, apportant une réponse rapide et concrète aux nuisances liées à la circulation de transit.
La charge financière de cette réalisation beaucoup moins dévastatrice, techniquement faisable par tunnelier, mieux adaptée aux besoins, sans dégradation de l'environnement et du sous-sol et sans problème d'acquisitions foncières ni d'expropriations, serait nettement inférieure à l'investissement nécessaire à la réalisation du projet C 6 dans son ensemble.
Voir au chapitre 2, quelques exemples de l'incidence budgétaire des travaux à réaliser pour une plate-forme autoroutière de surface, en comparaison avec un aménagement en souterrain.
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Le COMITE confirme et approuve l'étude de "LA VALLEE DE L'ORGE", publiée en septembre 1997 par le conseil régional d'Ile de France et l' Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région d'Ile de France, sur les multiples impacts dommageables induits par le projet C 6 (cf. Page 137 à 139 de cette étude).
Pour une bonne approche, il faut tenir compte, en plus des risques que présente le projet C 6, de l'incidence budgétaire sur la totalité des prestations et travaux annexes à effectuer tels que :
- déclaration d'utilité publique :   - enquêtes parcellaires   - acquisitions foncières   - actes notariés     - expropriations :   - droit au recours par les propriétaires   - acquisitions et actes authentiques     - contrôle financier et indemnisations aux propriétaires :   - habitations pavillonnaires et jardins paysagés   - cultures maraîchères et potagères   - bâtiments (garages, abris de jardins, remises, etc...)     - préparation avant travaux de réalisation :   - démolition de l'habitat et de son environnement avec sa mise en décharge   - sondage du sous-sol (carottages) sur les emprises projetées   - préparation des voies de détournement pour la circulation urbaine   - réalisation de protection et de sécurité pour les usagers (balisage, fléchage)     - réalisation d'ouvrages d'aménagement :   - mise en place provisoire des liaisons communales et intercommunales   - création des accès de chantier pour les différents tronçons du projet   - captage et déviation des eaux de sources et nappes souterraines     - exécution des prestations hors plate-forme :   - réalisation des échangeurs (entrées/sorties C 6)   - aménagements des abords immédiats de la plate-forme (nivellement, fossés)   - exécution des ouvrages d'art (ponts et carrefours giratoires)   - création de bassins d'écrêtage pour les eaux polluées collectées par C 6   - aménagement de l'aire de service ( 3 ha) prévue   - à terme, franchissement de C 6 par un TCSP depuis la R.N. 20     - création des protections acoustiques :   - création de talus avec maintien des terres (enracinement et engazonnement)   - insonorisation des parties aériennes et au niveau des bâtiments hospitaliers   - application d'un revêtement antibruit pour l'enrobé de roulement     - mise en place des sécurités :   - clôtures de protection le long de l'ouvrage (18,5 km x 2)   - rails de sécurité (terre-plein central et/ou bas côtés)   - bornes téléphoniques d'appel   - panneaux de signalisation (modules de guidage pour sorties et échangeurs)   - marquage au sol (bandes de roulement et podotactiles sonores, fléchage etc...)
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A noter également les travaux d'extension n'ayant pas de rapport direct avec l'aménagement prévu, tels que :
  cuvelage étanche sur la quasi totalité du tracé afin d'éviter l'assèchement de la nappe phréatique affleurant le sol et le dessèchement de celui-ci conséquences graves pour toute construction (la basilique de LONGPONT/ORGE entre autre)   déviation des galeries existantes afin d'éviter le dysfonctionnement des réseaux toujours en exploitation   déplacement des utilités : eau, gaz, électricité, téléphone en milieu urbain ainsi que les collecteurs communaux tel que le tout à l'égout etc...   protection et/ou détournement lors des découvertes archéologiques ou historiques à la demande du ministère de la culture   déboisement et fractionnement des espaces verts encore existants sur une largeur minimum de 50m (emprise C 6)   rétablissement de la circulation communale et régionale avec le franchissement de cette plate-forme autoroutière d'une emprise de non aedificandi de 120m
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Enfin, sans incidence pécuniaire, conséquences néfastes sur :
  la pollution atmosphérique : irritante pour les voies respiratoires, toxique pour le système nerveux, les reins et le sang   les nuisances phoniques : effet destructeur sur l'oreille, répercussion sur la vigilance, l'attention, la santé physique et mentale   la promiscuité de l'axe C 6 avec les centres hospitalièrs : clinique du CHATEAU DE VILLEBOUZIN à 450m, l' hôpital de LONGJUMEAU et les MAGNOLIAS à 300m, la clinique REPOTEL à 180m etc...   la contamination des eaux (eaux de pluie, cours d'eau, sources et nappe phréatique) par des herbicides, pesticides et nitrates des bas côtés de la plate-forme autoroutière   enfin, à l'encontre de la protection des espaces aménagés et classés : franchissement du Val de l 'Orge sur 1500 m en aérien, à une hauteur de l'ordre de 8 m.
N.B. : Compte tenu de l'importance des travaux à réaliser dans un milieu actuellement très urbanisé, les énumérations contenues dans ces différents paragraphes, ne sont évidemment pas exhaustives.
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- Annulation des contraintes routières
- transit permanent vers la capitale ou la province par les tunnels sécurisés
- réhabilitation de la R.N. 20 en boulevard urbain de qualité paysagère
- fluidité des voies de communication et coupures urbaines
- amélioration de l'écoulement du trafic sur l'axe principal départemental
- Intégration socio-économique
- recomposition des quartiers mixtes (habitations et locaux commerciaux)
- meilleure accessibilité aux zones d'activités et/ou d'emplois
- mise en place d'un Transport en Commun en Site Propre
- valorisation de l'activité commerciale urbaine et péri-urbaine
- Respect de la qualité urbaine
- meilleure articulation de la voirie locale aux zones urbanisées
- amélioration en termes de sécurité et de nuisances pour les citadins
- création d'espaces environnementaux et plans d'eau
- développement de voirie et/ou de sites à usage piétonnier
Compte tenu de ce qui précède, le Comité demande :
- l'abandon du projet autoroutier C 6 et son retrait du schéma directeur
- la levée des emprises et portés à connaissance dans les prescriptions d'urbanisme imposées aux communes,
- la rétrocession des emprises acquises par les Domaines aux collectivités locales concernées,
- la conception d'un projet incluant le réaménagement de la R.N. 20 et de ses abords avec la réalisation de transports en commun en site propre,
- la mise en oeuvre de la circulation de transit de la R.N.20 sous forme de voies enterrés suivant le projet de la D.D.E. de mars 1993
- l'inscription de ces projets à l'occasion de l’élaboration prévue en 2007 du Schéma Directeur de la Région Ile de France (S.D.R.I.F.)